Qu’est-ce que le wingsuit ?

Qu’est-ce que le wingsuit ?

4 août 2021 0 Par Sandra N.

Qu’est-ce que le wingsuit ?

Se transformer en oiseau de proie, frôler les parois rocheuses à 250 km/h, sentir chaque turbulence dans ses ailes de nylon : le wingsuit est l’aboutissement ultime du vol humain. Cette combinaison à membranes intégrées fait de votre corps un véritable planeur. Accessible uniquement aux parachutistes expérimentés, c’est le sport extrême le plus technique et le plus enivrant qui existe. Voici tout ce que vous devez savoir.

Avec l’aide de la combinaison, un plongeur wingsuit peut réduire la vitesse à laquelle ils tombent, tout en augmentant sa vitesse horizontale. La combinaison est essentiellement gonflée par l’air dans lequel elle se déplace à l’aide de petites entrées. Cela aide la combinaison à maintenir une structure rigide. Par conséquent, les plongeurs peuvent reposer leurs membres et les combinaisons resteront tendues à tout moment pendant la plongée. Les wingsuits actuelles ont des parachutes qui sont sur le dos : le parachute régulier et le parachute de secours. Ce sport oblige également un plongeur à déployer son parachute à l’altitude optimale pour atterrir en toute sécurité.

Comment contrôler les mouvements en wingsuit ?

Pour comprendre comment manœuvrer une combinaison de vol de proximité, nous devons comprendre les bases de la physique du vol.

Voici ce qu’est le wingsuit en vidéo :

Considérez tout corps qui se déplace dans les airs. Il y aura quatre forces principales agissant sur un corps pendant le vol. Les forces horizontales sont appelées poussée et traînée. La poussée est définie comme la force résultant du mouvement vers l’avant d’un corps. Son composant opposé est appelé traînée, qui est une force opposée générée par le milieu à travers lequel le corps se déplace. En termes plus simples, la raison pour laquelle votre main est repoussée lorsque vous la collez à l’extérieur d’une voiture en mouvement est due à la résistance de l’air.

Les forces verticales qui agissent sur le corps sont la portance et la gravité. La portance est la force agissant sur un corps qui entraîne son déplacement vers le haut, ce qui est généralement causé par des composants en forme d’aile. La gravité est la force d’attraction vers la terre.

Pouvez-vous atterrir comme Batman ?

Un défaut majeur dans la quête pour planer comme Batman apparaît lors de la phase d’atterrissage. Les chercheurs ont découvert que même si nous pourrions planer comme Batman, l’atterrissage sera un problème majeur. La force qui serait exercée sur un corps wh ile atterrissage est fatale. En d’autres termes, s’il y avait un vrai Batman, il ne pourrait pas atterrir comme on le voit dans les films ou les jeux. Robin marque un point… Cependant, ce problème n’allait pas empêcher les passionnés du monde réel de trouver une solution. La force à laquelle le plongeur atterrit est un problème, nous devons donc fournir suffisamment de coussin pour absorber cette force.

Malgré les dangers, deux hommes savent une chose ou deux sur l’atterrissage en toute sécurité sans l’aide d’un parachute. Le cascadeur britannique Gary Connery a atterri en toute sécurité dans une wingsuit sans atterrir sur une zone d’atterrissage écrasante construite à partir de milliers de boîtes en carton. Un autre gars, Raphaël Dumont, a atterri sur une rivière. Lors de ce type d’atterrissage à haut risque, il est important de s’assurer que le plongeur vient au sol à un angle très aigu, tout comme le fait un avion, pour réduire l’impact lors de l’atterrissage.

Quels sont les différents types de wingsuit ?

Toutes les combinaisons wingsuit ne se ressemblent pas. Il en existe plusieurs catégories, adaptées au niveau du pratiquant et au type de vol recherché :

  • Les wingsuits débutants (entry-level) : avec une surface d’aile réduite, elles offrent moins de portance mais restent plus stables et faciles à manœuvrer. Elles sont idéales pour les parachutistes qui découvrent le vol en combinaison.
  • Les wingsuits intermédiaires : elles offrent un bon compromis entre maniabilité et performances. La surface d’aile plus grande permet d’allonger le temps de vol et d’améliorer le ratio de glisse.
  • Les wingsuits de vol de proximité (proximity flying) : réservées aux experts, ces combinaisons ultra-performantes permettent de frôler falaises, forêts et reliefs à grande vitesse. Elles requièrent des milliers de sauts en parachute et des centaines de vols en wingsuit avant d’être maîtrisées.
  • Les wingsuits de compétition : optimisées pour les disciplines officielles comme le wingsuit acrobatique ou la course de performance (vitesse, distance, temps de vol).

Le choix de la combinaison est déterminant pour la sécurité et la progression du pratiquant. Il est fortement conseillé de suivre l’avis d’un instructeur qualifié avant tout achat.

Comment apprendre le wingsuit : formation et prérequis

Le wingsuit n’est pas un sport que l’on pratique du jour au lendemain. La progression est strictement encadrée par les fédérations de parachutisme, et pour cause : les marges d’erreur sont quasi nulles.

Les prérequis indispensables

Avant de porter une combinaison wingsuit, il est impératif d’avoir :

  • Un minimum de 200 sauts en parachute validés (certaines écoles recommandent 500 sauts).
  • Une maîtrise parfaite de la chute libre et des techniques de déploiement du parachute.
  • Une bonne connaissance de la météo et des espaces aériens.

La formation wingsuit

La formation se déroule généralement en plusieurs étapes : cours théoriques sur l’aérodynamique de la combinaison, exercices au sol (simulateur de soufflerie recommandé), puis sauts progressifs en tandem ou en duo avec un instructeur certifié wingsuit. En France, la Fédération Française de Parachutisme (FFP) encadre la pratique et délivre les brevets nécessaires. Comptez plusieurs mois de formation intensive avant de voler en autonomie. La patience et la rigueur sont les meilleures alliées du futur wingsuiteur.

Combien de sauts faut-il avant de faire du wingsuit ?

La règle générale recommandée par la plupart des fédérations de parachutisme, dont la Fédération Française de Parachutisme, est d’effectuer au minimum 200 sauts en parachute avant de débuter le wingsuit. Certains instructeurs et fabricants de combinaisons conseillent même d’attendre 500 sauts pour garantir une maîtrise optimale de la chute libre, condition indispensable à la pratique sécurisée du wingsuit.

Quelle est la vitesse atteinte en wingsuit ?

En wingsuit, la vitesse horizontale peut atteindre entre 150 et 250 km/h selon la combinaison utilisée et le profil de vol. La vitesse verticale (chute) est quant à elle considérablement réduite par rapport à la chute libre classique : de 200 km/h en chute libre, elle peut descendre à 40-60 km/h en wingsuit, ce qui permet de parcourir de grandes distances horizontales avant de déployer le parachute.

Wingsuit : types de combinaisons et comment bien choisir la sienne

Il n’existe pas un seul wingsuit, mais toute une gamme de combinaisons adaptées à chaque niveau de pratique :

  • Les wingsuits débutants (ex. Squirrel Aura, Tony Suits Intro) : surface alaire réduite, maniabilité accrue, idéales pour les 200 premières sauts en wingsuit. Elles offrent une transition progressive depuis le parachutisme classique.
  • Les wingsuits intermédiaires : plus de surface, meilleur ratio portance/traînée, permettent des vols de proximité doux et des formations en groupe (wingsuit formation flying).
  • Les wingsuits de performance (ex. Squirrel Aura X, Tony Suits Phantom) : surface maximale, conçues pour battre des records de vitesse horizontale ou de distance. Elles atteignent des ratios de planée supérieurs à 3:1.
  • Les wingsuits de vol de proximité (proximity flying) : profil aérodynamique très rigide, taille compacte pour slalomer entre falaises et arbres à grande vitesse — réservées aux experts absolus.

Le choix de sa combinaison dépend du nombre de sauts en chute libre (minimum 200 recommandés avant de débuter en wingsuit), du type de vol souhaité et du gabarit du pilote. Il est fortement conseillé de débuter avec un instructeur certifié (formation First Flight Course).

Wingsuit BASE jump vs wingsuit parachutisme : quelles différences ?

Le wingsuit se pratique dans deux contextes très différents, avec des niveaux de risque et d’accessibilité radicalement distincts :

Le wingsuit parachutisme (skydiving)

Le pilote saute depuis un avion, généralement entre 3 000 et 4 500 mètres d’altitude. Il dispose de plusieurs dizaines de secondes de vol avant de déployer son parachute. C’est la forme la plus accessible : le temps de réaction est long, l’environnement est dégagé et le risque, bien que réel, est maîtrisable avec une formation solide. C’est ici que tout pratiquant doit commencer.

Le wingsuit BASE jump

Ici, le saut se fait depuis un point fixe — falaise, antenne, pont, building (BASE = Building, Antenna, Span, Earth). L’altitude de départ est souvent inférieure à 1 000 mètres, laissant seulement quelques secondes de vol avant le déploiement du parachute. La marge d’erreur est quasi nulle. Le wingsuit BASE est considéré comme l’une des disciplines les plus dangereuses au monde. Il faut généralement des centaines de sauts en wingsuit parachutisme ET une solide expérience du BASE jump classique avant d’envisager cette discipline.

En résumé : si le wingsuit parachutisme est un sport extrême accessible avec une formation rigoureuse, le wingsuit BASE est une discipline d’élite qui engage la vie de son pratiquant à chaque saut.

Combien de sauts faut-il avant de commencer le wingsuit ?

La recommandation standard des fédérations internationales (USPA, FFP) est d’effectuer au minimum 200 sauts en parachutisme classique avant de se lancer dans le wingsuit. Ce seuil permet de maîtriser la stabilité en chute libre, les procédures de sécurité et le déploiement du parachute de manière quasi automatique. En dessous de cette expérience, les risques sont considérablement élevés. La plupart des zones de saut exigent également de suivre un First Flight Course (FFC) avec un instructeur certifié wingsuit.

Quel est le prix d’une combinaison wingsuit ?

Le prix d’un wingsuit neuf varie généralement entre 600 € et 2 000 € selon le modèle et le niveau de performance. Les wingsuits d’initiation (Squirrel Aura, Tony Suits Intro) se situent autour de 600 à 900 €, tandis que les modèles de performance ou de vol de proximité peuvent dépasser 1 500 €. Il est possible de trouver des combinaisons d’occasion en bon état à partir de 300-400 €, ce qui peut être une bonne option pour les débutants. À ce budget s’ajoutent bien sûr l’équipement de parachutisme complet (harnais, voile principale, voile de secours) et les frais de formation.

Comment débuter le wingsuit : prérequis et formation

Le wingsuit n’est pas un sport que l’on pratique du jour au lendemain. Avant d’enfiler une combinaison à ailes, les organismes de référence comme la Fédération Française de Parachutisme (FFP) ou l’USPA imposent un socle d’expérience solide. Voici les étapes incontournables :

  • 200 sauts minimum en parachute : la maîtrise absolue de la chute libre, de la conscience spatiale et du déploiement du parachute est indispensable avant de songer au wingsuit.
  • Formation spécifique wingsuit (First Flight Course) : un instructeur certifié vous accompagne lors de vos premiers vols en combinaison, en commençant par des wingsuits de taille réduite pour apprivoiser les sensations.
  • Progression graduelle : on commence par de petites combinaisons offrant peu de surface alaire, avant de passer à des modèles intermédiaires, puis aux grandes ailes utilisées en vol de proximité (Proximity Flying).
  • Aptitude physique et mentale : une bonne condition physique, une capacité à gérer le stress et une connaissance approfondie de la météorologie sont des atouts essentiels.

Il est fortement déconseillé de tenter le wingsuit sans encadrement professionnel. Les premières erreurs en wingsuit peuvent être fatales, et la formation avec un coach certifié reste le seul chemin vers une pratique sûre et épanouissante.

Wingsuit : les différents types de pratique

Le wingsuit n’est pas une discipline monolithique. Il existe plusieurs façons de pratiquer ce sport extrême, chacune avec ses propres sensations, niveaux de risque et exigences techniques.

Le wingsuit depuis un avion (Skydiving Wingsuit)

C’est la porte d’entrée classique. Le pratiquant saute depuis un avion à une altitude de 3 000 à 4 500 mètres, déploie ses ailes et plane jusqu’à l’ouverture du parachute. C’est la forme la plus accessible et la plus encadrée du wingsuit, idéale pour progresser en toute sécurité.

Le vol de proximité (Proximity Flying)

Réservé aux experts, le Proximity Flying consiste à longer au plus près des falaises, des crêtes montagneuses ou des forêts à des vitesses dépassant 200 km/h. Les marges d’erreur se comptent en centimètres. Ce type de vol exige des années d’entraînement et une connaissance parfaite du terrain survolé.

Le BASE jump en wingsuit

Le combo ultime : sauter d’une falaise, d’un pont ou d’un bâtiment (BASE = Building, Antenna, Span, Earth) avec une combinaison wingsuit. L’altitude très basse impose des réactions quasi instantanées. C’est la discipline la plus dangereuse du monde du vol humain, pratiquée par une poignée d’athlètes de niveau mondial.

Le wingsuit racing et acrobatique

Des compétitions officielles voient le jour, où des pilotes s’affrontent sur des parcours balisés en montagne ou s’expriment en figures acrobatiques lors de shows aériens. Le World Wingsuit League organise notamment des compétitions spectaculaires filmées par drones.

Combien coûte une combinaison wingsuit et où en acheter une ?

Le prix d’une combinaison wingsuit varie selon le modèle et la marque. Une wingsuit d’entrée de gamme coûte entre 600 € et 1 000 €, tandis que les modèles avancés pour le vol de proximité peuvent dépasser 1 500 €. Les marques de référence sont Tony Suits, Squirrel, Intrudair et Jokke Sommer. Il est conseillé aux débutants de louer ou d’emprunter une combinaison lors de leur First Flight Course avant d’investir dans leur propre équipement.

Le wingsuit est-il le sport extrême le plus dangereux du monde ?

Le wingsuit, et plus particulièrement le vol de proximité (Proximity Flying) et le BASE jump en wingsuit, figurent parmi les sports les plus dangereux au monde. Le taux de mortalité y est significativement plus élevé que dans d’autres disciplines extrêmes. Cependant, pratiqué dans le cadre du skydiving classique, avec une formation sérieuse et un équipement adapté, le risque est considérablement réduit. La grande majorité des accidents implique des pratiquants ayant sous-estimé leur niveau ou négligé les règles de sécurité fondamentales.